Les autres examens

 Idée reçue  : l’employeur peut demander une visite de pré-reprise pour son salarié en arrêt de travail…faux

EXAMEN MÉDICAL DE REPRISE
Celui-ci est obligatoire après :

  • toute absence pour cause de maladie professionnelle,
  • un congé maternité,
  • une absence d’au moins 30 jours pour cause de maladie, accident de travail ou d’accident non professionnel.

Cet examen de reprise doit être effectué au plus tard dans les huit jours qui suivent la fin de l’arrêt de travail. L’employeur doit solliciter le service de santé au travail dès qu’il a connaissance de la date de la fin de l’arrêt de travail (même si la personne est encore en arrêt).


EXAMENS MÉDICAUX OCCASIONNELS
Ils peuvent être effectués quand la nécessité se fait sentir :

  • à la demande du salarié (celui-ci peut être demandé par l’employeur à l’initiative du salarié lui-même),
  • à la demande et à l’initiative de l’employeur (à noter que l’employeur ne peut demander que cet examen ait lieu pendant l’arrêt de travail du salarié concerné),
  • ou à la demande du médecin du travail.

 [Ne peut pas être demandé par l’employeur ] 
EXAMEN MÉDICAL DE PRÉ-REPRISE
Celui-ci est exclusivement à l’initiative du salarié, du médecin traitant ou du médecin conseil des organismes de sécurité sociale.
Cet examen est extrêmement utile lorsqu’une modification de l’aptitude ou un aménagement au poste de travail est à envisager. Il permet éventuellement au médecin du travail d’étudier ensuite avec l’employeur les possibilités de reprise alors que le salarié est toujours en arrêt.


LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Dès lors qu’il le juge nécessaire, le médecin du travail peut être amené à prescrire des examens complémentaires afin de déterminer de l’aptitude au poste et :

  • au dépistage des affections comportant une contre-indication à ce poste,
  • au dépistage des maladies professionnelles,
  • au dépistage des affections dangereuses pour l’entourage du travailleur.

Ces examens sont pris en charge financièrement par le service de santé au travail, sauf exceptions.
Il n’y a par ailleurs plus de dispositions obligatoires de prescriptions d’examens complémentaires et le médecin du travail est le seul juge de la nécessité de prescrire ces examens ou pas et ce, dans le cadre des recommandations de bonnes pratiques.